Denis Robert / Exposition « MONEY TIME » / Prolongation jusqu’au 15 septembre 2014

DENIS ROBERT

« MONEY TIME*»

En juin 2007, Eric Landau rencontre Denis Robert : saisi par la singularité et la puissance de son travail artistique, il bouleverse la programmation de W et fixe les dates d’une exposition qui, de façon surréaliste, coïncident avec l’instant où explose la crise financière mondiale de 2008. Depuis ce jour, Denis Robert est artiste permanent de la Galerie W. Pour la petite histoire, noter que le 3 février 2011 « (…) La Cour de cassation rejette de façon définitive toutes les demandes de la société Clearstream à l’encontre de Denis Robert, et relève l’intérêt général du sujet traité et le sérieux de l’enquête diligentée par lui. » AFP.

Denis Robert ne cesse d’explorer sur la toile des terrains nouveaux où s’inscrit la graphie de mots, de notes, d’extraits de livres en cours ; où est apparu le collage d’extraits de presse, de photos; où sa marque à la craie grasse qui écrit et dessine s’érige. L’expression par le geste artistique est là, toujours. L’artiste s’impose dans le milieu de l’art. Les critiques en parlent. Les professionnels le recherchent. Les banquiers et autres financiers ne sont pas les derniers à acquérir ses œuvres.

 
 
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  Denis Robert – « Si les soubresauts du monde et des marchés financiers étaient une partie de basket, on serait dans le money time. Ce moment si particulier où les événements s’accélèrent, où l’argent devient la clé du match. Avec l’avènement des sociétés de paris sportifs, le money time finit par brasser des fortunes. Chaque action, chaque geste, peut faire basculer un compte en banque, une équipe, un pays. Tu perds un million sur un shoot à trois points de Tony Parker. Tu en gagnes autant sur une lucarne de Lionel Messi. L’espace de quelques secondes, surtout après un ratage, on se dit que tout est fini. Et le lendemain, la partie reprend. Inutile de rigoler ou de se regarder dans le blanc des yeux. Les joueurs doivent sortir leurs tripes. Les artistes aussi (…).
Je suis toujours revenu à mes plans: cette obsession que je poursuis de mettre le monde en équation. Un fond noir. Des cases blanches. Des mots blancs. Des signes. Des traces. Des pensées. Rien de ce qui figure sur ces plans n’est fortuit. Je pourrais les continuer à l’infini. Les schémas, les diagrammes et les mots règnent. Des images apparaissent, toujours singulières. Il s’agit là de schémas narratifs dans lequel l’écriture, les mots, leur graphisme, autant que leur sens, sont maintenus dans des cases communiquant entre elles. Cette représentation du mouvement du monde sert de vecteur d’information et d’interrogation. Je sais que c’est infime. Fragile. Je laisse des traces qui laissent des traces (…). »
* George Eddy, l’exégète du foot et du basket américain sur la chaîne Canal Plus a inventé l’expression «Money Time» pendant qu’il commentait un match des Lakers. Ce devait être à la fin des années 80. L’expression a gagné les terrains de sport sans toucher – encore – la sphère politique.


 

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