GAINSB’ART

L’HOMME À LA TÊTE DE L’ART 

 

Six galeries exposent les œuvres nées du dialogue entre quatre photographies iconiques de Serge Gainsbourg réalisées par Roberto Battistini et des artistes majeurs de l’art contemporain. Une série d’expositions exceptionnelles à l’occasion des 30 ans de sa disparition.

 

« Rendre l’âme ? D’accord, mais à qui ? »

Cette provocation de Serge Gainsbourg raisonne 30 ans après sa mort, survenue le 2 mars 1991.

 

Une cinquantaine d’artistes rendent hommage à cet homme hors norme, aussi populaire que provocateur, qui considérait la peinture comme un art majeur.

Le projet Gainsb’Art prend naissance avec les portraits de Gainsbourg réalisés par Roberto Battistini en 1985. Gainsbourg en Dalí, yeux écarquillés et moustaches désignant le ciel, Gainsbourg coiffé d’un béret, tenant une baguette de pain, Gainsbourg cigarette à la main derrière un halo de fumée, ou encore Gainsbourg solarisé.

Des plasticiens, sculpteurs, peintres, street artistes, designer et chef étoilé ont détourné, transfiguré, interprété ces photographies. Une re-création ininterrompue, commencée il y a dix ans. En cette année de commémoration, les galeries Bettina, BOA, Keza et W à Paris, Art to Be Gallery à Lille et la galerie David Pluskwa à Marseille, exposent cet incroyable échange artistique.

Peter Klasen fut le premier à dialoguer avec ces portraits, s’appropriant celui de Gainsbourg en Dalí, lui apportant la symbolique des personnages de L’Angelus de Millet, cher à Gainsbourg, et la toxicité de ses provocations. 

L’ont rejoint Jacques Villeglé avec son alphabet socio-politique, les mots cousus de fil rouge de Anna Kache, les muses de Gainsbourg par Caro, les Renés colorés de Hervé Di Rosa, les aphorismes de Miss Tic, le pop art de Erró, les self-hybridations de ORLAN, les œuvres lenticulaires de Pascal Dombis, Gainsbourg voronoïsé par Miguel Chevalier, Éric Liot et ses bas-reliefs, les Maniacs de SKWAK, les archétypes d’Ivan Messac, les sculptures lumineuses de Pierre-Marie Lejeune, les ateliers d‘artistes de Sébastien Bayet, la rue de Verneuil de Lord Anthony Cahn, les références musicales et colorées de Francky Boy, l’étonnante anamorphose de Bernard Pras... Catherine Ikam et Louis Fléri ont réalisé un portrait 3D (Quantum Portrait Gainsbourg / Dalícomposé de milliers de particules dont le mouvement évoque la physique quantique, le chef multi étoilé Pierre Gagnaire a créé une recette inspirée de L’homme à la tête de chou, ouvrant à de nouveaux champs le dialogue artistique.

Ces artistes se sont prêtés à ce double jeu avec enthousiasme. Les univers se combinent, s’entrechoquent ou interrogent. Ces œuvres ont fait l’objet de deux ouvrages parus en 2017 et en 2020. Un troisième livre est en préparation.

La Galerie W expose en exclusivité, jusqu'au 6 mars 2021, l’installation interactive du portrait Gainsbourg / Dalí, réalisée par Catherine Ikam et Louis Fléri, dans le cadre de l'exposition Réel / Virtuel qui leur est consacrée. 

 

 
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