Galerie W : Espace Eric Landau à MontmartreLa Galerie W - Espace Eric Landau expose des oeuvres d'art d'artistes contemporains vivants.Inauguration de l'Espace Eric landau aux Abbesses : Pourquoi ?Cela répond, globalement, pour Eric Landau, à une stratégie de multiplication des espaces de monstration afin de mieux satisfaire la demande d'un public de plus en plus large qui - à l'inverse exact du processus de retrait suscité par certaines formes d'Art actuel - s'intéresse de plus en plus à un Art vivant, coloré, exaltant et proche du quotidien. Plus spécifiquement, cela répond au fait que les Abbesses ne sont pas un lieu comme les autres : c'est un des derniers Villages de Paris où fourmillent non seulement des touristes attirés par une mythologie historique un peu trop rebattue peut-être, mais bien véridique (du Bateau Lavoir au Moulin Rouge), mais aussi et surtout des "vrais gens", qui tissent les liens d'une vie de quartier où l'expression "à dimension humaine" signifie encore quelque chose. Et cette vie attisée par une multitude de commerçants, d'artisans, de cafés, ... forme aussi le terreau créatif de tous les artistes qui entendent ne pas être coupés du Réel et qui perpétuent, en la renouvelant, la notoriété artistique de Montmartre. C'est pourquoi depuis la création de sa première galerie rue Burq en 1998, Eric Landau a voulu une politique d'ouverture (dans tous les sens du terme donc), menée sur deux axes. Le premier, celui des lieux de monstration, qu'ils soient gérés directement (d'abord avec sa galerie, puis avec le Show Room dans la même rue, puis avec la Galerie W à Bruxelles, et maintenant avec cette Galerie W rue Lepic), ou en partenariat (comme avec les agences immobilières Connexion, le Cabinet David, les agences Cities Immobilier, Alliance 18, la galerie RAM, Les Falaises, les magasins Hugues Chevalier à Paris ou la galerie Anne Moerchen à Hambourg). Le deuxième est celui des lieux mêmes de la création, c'est-à-dire les Ateliers d'Artistes. Car pour le galeriste Landau (notons qu'à ce mot trop connoté il préfère celui de passeur d'Art, plus conforme à sa proximité passionnelle de l'Art et des Artistes) la mise au secret habituellement pratiquée dans le milieu par ses confrères sur leurs artistes n'a pas lieu d'être. Au contraire, pour lui, ceux-ci se doivent d'être au contact du public, à l'écoute de la vie qui sourd autour d'eux et non repliés dans leur tour d'ivoire. Ils doivent être sensibles et réagir aussi bien à l'émerveillement des enfants qui, spontanément, se retrouvent souvent devant ces uvres en général plutôt ludiques, qu'à la critique ou la louange du connaisseur, ou encore à celle du béotien qui, ainsi interpellé par cette proximité, aura osé communiquer tout simplement son incompréhension ou bien son admiration. C'est pourquoi Landau a ouvert des ateliers pour les artistes avec lesquels il travaille sous forme de boutiques sur rue, les laissant ainsi en toute confiance face au public - et peut être même à de possibles acheteurs - et surtout face au tourbillon de monde. Ainsi, et puisque dans "Art" on peut aussi entendre "Art de vivre" (Henri Pierre Roché disait de Marcel Duchamp que sa plus belle uvre était son mode de vie), du producteur-artiste au consommateur-collectionneur en passant par l'intermédiaire-galeriste, la communication peut-elle se transformer petit à petit en véritable communion et les barrières existant entre client, collectionneur, artiste, public, amateur, galeriste, badaud, mécène, ami, etc., devenir parfois plutôt floues. Après avoir ouvert l'Atelier de la rue Audran à Troy Henriksen (où il travaille d'arrache pied tant sa production a du mal à suivre la demande !), celui de la rue de la Vieuville au "routard de la peinture à l'huile" Jean-Marc Dallanegra, celui de la rue Gabrielle à l'ironie picturale de Thomas Fiebig, Landau ouvre donc, parallèlement à ce nouvel espace dans la Baguette de Bois (et avec la complicité du nouveau propriétaire de ces encadrements historiques, Thierry Dufloo), un nouvel atelier qui sera mis à disposition des artistes globe-trotters de passage à Paris. Car, on l'aura compris, s'il s'enracine "vitalement" dans le quartier des Abbesses, Eric Landau étend aussi, à travers le réseau qu'il a su bâtir de collectionneurs, de décideurs, d'artistes, ..., son action au delà des frontières non seulement de Montmartre, mais aussi de la France. Pour ce galeriste hors norme qui ne cesse d'explorer de nouveaux espaces et de nouveaux domaines, Internet ne pouvait bien sûr pas rester ignoré. D'ailleurs, dès les débuts de l'aventure W, le web fut ici un outil de prospective internationale normal, comme le signalait - avant que la France ne découvre le net - ce "W" du nom de la galerie... D'autres actions, passées, actuelles ou à venir, caractérisent encore cette démarche protéiforme. Ainsi de la réalisation - et surtout la diffusion massive - de cartes reproduisant superbement en couleurs une uvre de chacun de ses artistes ; l'édition prévue de catalogues monographiques ; l'organisation de manifestations, d'expositions collectives ou individuelles ; l'ouverture de nouveaux ateliers d'artistes ; etc. Et puis cette idée tout à fait novatrice de réaliser des films (avec Dorothée Nonn, 18ème Art) sur le vrai travail de la création : des caméras subjectives, fixées sur l'artiste, suivront dans le temps diégétique de la création, l'élaboration d'une uvre in progress. On le voit, avec une équipe d'artistes à forte personnalité, comme Troy Henriksen et son exubérance textuelle et iconique ; Jean-Marc Dallanegra et sa solitude explosée ; Sid Ali et son naïf proliférant ; Norman Catherine et ses mythes anciens africains revisités par l'humour contemporain ; la démonologie rieuse de Kaj Ficaja, etc. (on ne peut tous les citer, ils sont plus d'une quinzaine) la ligne de la galerie se "dessine" de plus en plus clairement. Une ligne qui se veut holistique, chaleureuse et colorée, et dont le bruit et la fureur dégagés par la plupart de ces uvres peuvent être tempérés par des plages de silence et de méditation comme celles d'un Christophe Ménager. Une ligne qui, comme son initiateur, Eric Landau, reste donc ouverte sur la Vie et toutes ses aventures possibles. |
Accueil | achat tableau peinture | achat toile peinture | art contemporain | art peinture | artiste peintre | art plastique | art sculpture | art vivant | atelier d'art | espace eric landau | exposition peinture | gaga | galerie d'art montmartre | galerie w | jean-marc dallanegra | marchand d'art | peinture contemporaine | peinture a l'huile | sid ali | troy henriksen |
© copyright 2002 wgalerie.com |