Highways stretching out into infinity, huge maps, wide angles, panoramas: Jean Marc Dallanegra paints roads. With or without cars, they never look the same. He often gives the impression of travelling at high speed along a long ribbon of asphalt. For six years now he has also painted freeways. He travels (in France, Germany, Spain, America, Italy, Libya...) shooting with his cameras, before setting oil to canvas with a knife. “I like to animate what appears empty,” he says, “Like the journey from one place to another that is made up of the road, the ground, the sky. Too often, only the place of arrival, from which we expect everything, where everything shall happen, seems to matter. I like to bring to life the elusive landscape from those moments, erased by non-existence” 
 
Having been received with commendation by the Ecole de Beaux-Arts, Jean-Marc Dallanegra studied there for three years, before being thrown out. He was 25 years old and set out to cross the Sahara from North to South with: a friend, a marabou and five camels which carried two hundred kilos of painting materials and equipment. Back there, something clicked: “It was like harmony with the living earth. It was mad. After having walked for hours and hours, for days and days, my mind was literally empty and I suddenly felt the living force of the ground, of Mother Earth, beneath each step. I think it’s like that moment that pilgrims look for, that they keep looking for, and that they achieve during their pilgrimage.” Ever since, Dallanegra wants to share this feeling of “belonging” to the Earth with all of those who no longer, or scarcely, have any contact with it. And those who drive kilometre after kilometre by car, without any sensation.  Therefor he paints roads. “I want to paint the reality of my era,” he explains, “ the reality in which man no longer travels by foot, in which he has invented a sort of secondary physical shell: his car. We spend all our time at high speed on this sea of tarmac; it’s a bizarre place, a place outside of time. While watching my paintings, I would like people to recognise with joy this place, this time, to remember that they are alive. For me, my painting is reporting. I can’t stop myself from painting, from narrating from ‘pointing things out’ and I want ‘another’ to view my work.”  

Jean-Marc Dallanegra also paints pressure cookers... amongst other things. He has been painting since he was a child and remembers feeling encouraged by the fact that at school, the cleaners never wiped off the drawings that he had done on the tables: one day, having come back from the holidays, all the tables had been cleaned of all the drawings, graffiti and other scribblings, apart from his own. “I like to paint things that everyone knows,” he says, “so common in fact, that they seem pointless, so ordinary and boring that no one pays them any attention. As though, life no longer existed in them. A spoon, a ladle, a sieve, a drill, a cooker...” He set himself the goal of painting one hundred pressure cookers. “Like ceramicists who create using the raku technique; they follow the same ritual every time but never produce the same piece at the end.” He has done 99. They are all identical: one metre by one metre, all viewed head on, closed and shiny. They are all different.  
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Né en 1964 à la Celle-Saint-Cloud, son père est artisan et peintre. Les Dallanegra sont d’origine italienne. De la grande lignée des « Ramoneurs de Pardi » (Parme). Au XVème siècle la famille était « Della Negra », et c’est en 1917 que l’administration réunit « Dalla » et « Negra ».


SA VIE EN DATES

1964. Naissance à la Celle-Saint-Cloud.

1978. A la sortie du primaire, il est un cancre à la Prévert. Ses professeurs, pour être tranquilles, lui permettent de dessiner pendant les cours. C’est l’attraction à la sortie des cours... Et quand à la fin de l’année on remet tous les pupitres à neuf, ceux « bariolés » par Dallanegra sont laissés intacts par les femmes de ménage.

1979. Il commence des études de dessin industriel.

1984. Il sillonne l’Europe en autostop. L’Espagne, la Hollande, l’Italie, la France... de long en large.

1985. Il est reçu avec mention aux Beaux-Arts.

1988. Le directeur des études lui refuse (injustement) une bourse pour un voyage... d’études. Il proteste... par écrit. C’est au cœur de l’Algérie qu’il apprend, trois mois plus tard, son renvoi des Beaux-Arts. Désert, bateau et chameau pour son premier voyage initiatique. Il traverse le désert algérien jusqu’à Tamanrasset.

1989. Avec Didier Guilbaut et Manuel Leonardi (deux copains peintres) ils vendent leurs peintures aux Puces. « Galerie Vaillante » (parce que rue Paul Vaillant Couturier). Il dissuadait souvent ses acheteurs, leur conseillant par exemple d’emmener leurs enfants en vacances plutôt que d’acheter ses tableaux.

1993. De retour sur Paris, il fait des recherches sur Malevitch et prépare un nouveau départ pour l’Algérie, cette fois en voiture. Quinze jours avant le départ, il rencontre Véronique (sa compagne depuis son retour). En Algérie, confondu, dans le désert, avec un espion, il fait quelques jours de prison. Il revient de son voyage avec un projet « tellurique ». Il aimerait installer de grands panneaux peints en bordure des autoroutes pour que les conducteurs à grande vitesse aient une image subliminale des régions telluriques qu’ils traversent. Il commence son travail sur les routes.

1994. Naissance de Nemo, son fils. Il arrête de vendre aux Puces et fait ses premiers Salons (Bastille, Bruxelles, Berlin). Premier atelier, à Belleville.

1998. Voyage à Los Angeles.

1999. Beyrouth. Il y passe plusieurs mois. Et y réalise plusieurs expositions.

2000. Naissance de Loreleï, sa fille. Rencontre avec Eric Landau et la Galerie W.

2001. Exposition chez « W » à Bruxelles, puis à Paris.

2002. Première toile blanche à la voiture bleue sur support métissé (lin et coton). Exposition « Galerie Expo 411 », Overijse, en Belgique.

2003. Installation dans un atelier « W » aux Abbesses.

2004. Exposition à l’Essec, au CNIT La Défense. Exposition à « W ». Jean-Marc Dallanegra a affronté quelques problèmes liés à l’utilisation du blanc... Sa persévérance lui a permis d’abou- tir. Même si son chemin des routes parait loin d’être fini. Il ne peint plus que sur du lin (plus solide), les formats augmentent, les châssis sont à clef et en pin, plus secs et réglables. Il maîtrise « son » blanc à l’huile, plus fragile, plus riche en pigment, long au séchage. Il a reçu, un jour ensoleillé à la terrasse d’un restaurant des Abbesses, de précieux conseils du célèbre marchand de couleurs parisien, Edouard Adam, celui-la même qui a créé, avec Yves Klein, le bleu éponyme. Dallanegra aboutit dans sa recherche, ses impressions de voyage, ses éblouissements de lumière, les mêmes qu’il rencontrait lors de ses voyages en Algérie, quand il rêvait ses projets telluriques.

2006. Jean-Marc Dallanegra s’installe dans sa cuisine. Il réalise une série de cocotes minutes, de cuillères et de passoires. Des natures mortes peintes dans une palette de blanc, beige et gris totalement habitées par un regard d’enfant. La petite madeleine de Jean-Marc.

2007. Le blanc reprend le dessus. Dallanegra reconstitue en céramique blanche une bataille. « Héros ». Une installation-sculpture rassemblant sept plaques de 108 x 137 cm envahies de petits soldats. Jean-Marc y conte la misère humaine : celle des hommes citoyens du monde et non citoyens de leur Terre.

2008. Voyage à New-York.

2009. Exposition ‘NY perspectives et échappées’ à la Galerie W.

2010. Voyage sur la Route 66.

2010. Chic Art Fair 2010, Galerie W.

2011. Chic Art Fair 2011, Galerie W.