Antoine Desailly

Image
Sorry, content is not available in this language. Displaying default language's content

Sur les feuilles à carreaux de ses carnets jaunes, Antoine Desailly répète les motifs de la vie. Palmiers, soldats, voitures, nuages... Encore et encore. Jusqu’à saturation. Le geste léger se change en transe. L’absurde introduit la poésie. Jaune, noir, vert, blanc, aux couleurs de la nuit, à la lumière des lampadaires.

« Le fait de prendre un élément, de l’isoler et de le multiplier jusqu’à saturation est une manière d’exacerber le sens caché et contenu dans cet élément. Cela me permet d’en augmenter son pouvoir ou au contraire de le désamorcer. »

Influencé par les peintures du Moyen-Âge et par la géométrie colorée des miniatures persanes, le trait d’Antoine Desailly absorbe les complexités auxquelles la vision s’attache naturellement : il amène le regard ailleurs, sur les choses mises de côté, les objets du rebut. Ses « peintures-déchets » sont des compositions du hasard : flâneur nocturne, l’artiste peint un quotidien perdu, flottant dans les canaux, oublié aux périphéries, jeté sur les terrains vagues. Il fait vivre les natures mortes, sous son trait acéré elles ne le sont plus.

« À l’ère du numérique, répéter chaque trait manuellement est un contre-pied. La dimension artisanale entre en jeu, et le caractère unique de chaque motif raconte autre chose. Cela perturbe l’œil et le rend actif. »

Antoine Desailly dessine à la manière d’un musicien, un virtuose des supports : peintures-déchets, faux papiers-peints, murs recouverts de planches modulables... Ses œuvres sont des partitions qui s’amusent de la noblesse de la peinture académique. Il harmonise le banal et l’étrange, l’ordinaire et le magnifique.

« A l’air du sampling, mes images sont autant de mises en boucle du monde qui nous entoure. Les lignes, les traits, les points, le noir et le blanc sont des outils abstraits, des notes, des éléments de transcription. C’est par leur agencement et leur combinaison qu’une image ou un sentiment apparaissent. Partition graphique, musique visuelle, mes dessins sont les signes de ponctuation d’une poésie inspirée d’une réalité imparfaite, et parfois même absurde. »

Sorry, content is not available in this language. Displaying default language's content

Né en 1982, Antoine Desailly est diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts. Il développe de manière continue un travail axé principalement sur la répétition. Par la peinture, la musique, l’installation et le dessin, il éxagère le quotidient jusqu’à saturation, conférant à ces sujets simples une valeur autre où la complexité de notre monde se frotte à l’absurde et au poétique.

EXPOSITIONS

Galerie Bernard Jordan, Zurich, octobre 2013 

Galerie W, Paris, juin 2013

To be continued, Le Laboratoire de la création, Paris , 2012

Promesse, Galerie La Ferronerie, Paris, 2012

Tenir les Murs, Le Purgatoire 54 Paradis, Paris, 2012

Premier Regard 10 ans, Galerie Premier Regard, Paris, 2011

Argus, Ateliers Le 4, Pré st Gervais, 2011

Fernelmont Contemporary Art Fair, Château de Fernelmont, Belgique, 2010

Nopoto, Atelier Martin Bourdanove, Paris, 2010

Novembre à Vitry, Galerie Municipale de Vitry sur Seine , 2010

L’Ouverture, Galerie Catherine et André Hug, Paris, 2009

Salon de l’édition parallèle, Centre d’Art Contemporain Aponia, Villiers sur Marne, 2009

Réalité3, avec Hugues Reip et Gabor Gerhes, Galerie 2B, Budapest, 2008

Flaques, Galerie Premier Regard, Paris, 2008

Pression à Froid, Couvent des Cordeliers, Paris, 2007

La Fabrique du Dessin, Salle d’exposition du quai Malaquais, Beaux-Arts de Paris, 2006

Predmet 5, Bigz, Belgrade, 2006

Valse, avec l’atelier P2F, Musée Zadkine, Paris, 2004-2005 

Exposition personnelle, 59 rue de Rivoli, Paris, 2002-2003


PUBLICATIONS

Entre n°6, « Motifs et Répétition », revue sur l’art, 2012

Roven n°8, revue critique sur le dessin contemporain, couverture et portfolio de 15 pages, 2012

The Drawer n°3 « Vertigo », revue de dessin, 2012

Los Flamencos no comen, revue de dessin, 2008


CRÉATIONS SONORES 

La nuit après la pluie, court-métrage de Julien de Casabianca, écrit par Gao Xingjian, prix Nobel de littérature, 2006

Un papillon dans la bouche, pièce poétique d’Elisa Gerthman, 2003