« Je compose en associant les pleins et les vides. Les masses sont sombres, moyennes et claires. La lumière vient de la toile ou de la couleur. Le sujet alors s’impose à moi. » raconte Toma-L.

Ses formes sont des personnages vivants, son geste souple. Reconnaît-on, ici, à l’endroit, à l’envers, de travers, une des entités imaginaires de l’artiste ? Et, là, ne forment-ils pas, à deux, à trois, à quatre comme une famille de cœur, qui échange, discute ?

Crayon gras, acrylique, huile, pastel gras, papier, toile usée, grattée, coupée… Les lettres de son alphabet c’est la couleur, les couleurs. Premières et primaires comme Miró. Couleurs pures qui contrastent les unes avec les autres : il y a du mouvement dans les couleurs chez Toma-L, la couleur chez lui c’est du volume, une troisième dimension.

Toma-L vous fait vous sentir bien, comme une personne, un ensemble de personnes, que l'on fréquente et qui vous donne de la pêche. La couleur et le mouvement que dégagent ses œuvres dépassent la dimension picturale pour procurer d'autres effets, d'autres sensations : le propre des objets magiques, bénéfiques.

L’artiste questionne, doute, travaille, se tourmente, se surprend, trouve, partage, travaille encore. Il peint à l’estomac, au cœur. On est en apesanteur.

En 2001, Thomas Labarthe découvre Jean Dubuffet au Centre Pompidou. Une rétrospective qui constitue pour lui un « véritable électrochoc ». 3 mois plus tard, il peint Mala bestia, sa première toile. Le temps des expositions suivra : Paris, Carhaix, Nantes ou Tours.


En 2006, il présente Figures Libres au Centre Altercultura à Barcelone. Initialement exutoire, sa création se structure de plus en plus. Thomas Labarthe trouve ses formats, commence à définir ses masses, ses formes et ses couleurs.

Riche et féconde, son expérience de vie en Espagne le lie aux chromies du sud. À voir son travail, beaucoup invoquent d’ailleurs Joan Miró. D’autres citent Dubuffet ou Basquiat. Thomas, lui, peint à l’estomac, au cœur.

Entre 2008 et 2009, il est exposé en France par la Galerie Id-Art (Paris, 3e) et se rend à deux reprises à New-York, pour des résidences.

Courant 2009, la rencontre avec son agent Sébastien Fritsch donne lieu à une série d’expositions et de nombreux projets créatifs dans le sud de la France.

Engagé dans son élan artistique, Thomas Labarthe sait aussi engager les autres. Aujourd’hui, vidéaste, photographe, auteur, graphiste et scénographe mutualisent leurs savoir-faire autour de Vas-y, nouvel objet protéiforme au long cours, initié en 2011 à Marseille.

La suite ? Il y travaille, mais à plusieurs mains cette fois-ci.