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ELODIE LACHAUD |
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Mon père vend des voitures Tous les 15 jours il passe me chercher au volant d’un nouveau cabriolet Je lui demande de stationner et de m’attendre à 50 mètres du lycée
1982 J’ai 18 ans Je viens d’avoir ma voiture une Fiat 126 blanche enfin j’ai mon espace à moi Je rentre aux Beaux Arts J’ai une pile de contraventions Je dévore tout le cinéma italien Italo américain Et un garçon d’origine sicilienne 1988 Je n’ai plus de voiture Escapade à Londres pour suivre des cours de photographie à Chelsea Art School 1h30 de trajet J’achète un Walkman et un Nikon Le rock anglais sature tous mes trajets Rencontre avec ma première amie chanteuse Une vraie guerrière Tiens le bien 1990 J’habite dans ma voiture Une Renault 5 bleue Sans domicile fixe Mes sacs de vêtements dans le coffre Je suis free J’aime un homme petit sexy Je peins la nuit dans le futur théâtre de la Villette en réfection Je peins du bleu du bleu La nuit je fume mes clopes dans les jardins me passionne pour « les Folies » et je deviens pote avec le gardien Je prépare ma première exposition de peinture dans une galerie du marais Je surfe dans Paris sans compte à rendre Souvent je pars à l’étranger photographier les chanteurs pop Je travaille pour plusieurs agences de presse « Nomade » c’est le titre de ma première pochette de disque Très vite je deviens indépendante J’achète une caméra super 8 sonore Evasions musicales Itinéraire céleste et compilation insolite Passagère Je tourne Je peins 3,70$ 4$ Suivre le fil 1994 Le temps s’est écoulé j’ai une Panda rose que j’ai acheté au rabais La seule et unique dans Paris Je viens d’obtenir un atelier trop grand trop fixe Je passe mes journées dans ma voiture Elle a le toit ouvrant Je suis passée à la réalisation de vidéos clip J’imagine le découpage des films en roulant et dessine en rentrant les story-board par terre au milieu de mon immense atelier vide Le sol devient vite une œuvre d’art Pour le meubler j’accroche mes robes un peu partout Je rencontre un vrai sicilien J’invente je construis je le filme 1999 Immobilité pendant plus d’un an C’est le comble Piscine et voyage en taxi exige New York New York Le compteur tourne 2001 J’ai une Twingo noire avec un siège enfant et une carte résident Je ne sais jamais où je l’ai garée la veille Je la cherche toujours Je transporte mes photos de taxi dans le coffre géant L’atelier est trop plein j’accumule Je tasse mes robes dans les placards du haut Inventaire Récapitulation 2004 Intervalle J’ai un 4x4 de location Je suis en pleine méditation sur la N1 2006 De l’air du vide du plein J’abandonne mes robes dans l’Yonne 2008 Je repars à New York Pour voir
I. Série CHROMOBILES : 2001, 2002 et 2008
Fiction automobile. Intérieurs de taxis et états d’âmes. Dans un lieu de passage… être entre deux mondes, à l’intérieur et à l’extérieur, toujours dans le mouvement de la ville. Déambulation urbaine dans NY. La vision du temps parcouru en taxi et en Dollars.
2) Chromobiles NY, film réalisé en 2002 à partir des photos de la série Taxis 2001 3) Taxis 2008, $4.10, nouvelle série photographique II. Série HOMOBILES : 2001
Corps en mouvement, ambulant, instable, fugitif. Chorégraphie dans des lieux publics. Le tracé urbain de l’homme, sa déambulation rythmique et cinématographique dans la ville. 2) Film rue Albert 2002 Une rue où l’architecture finit par disparaître et laisse place aux individus. Leur déambulation dans cet espace urbain renvoie à un rythme chorégraphique et musical… 3) Film Neag Ou Arrivée à l’improviste du paysage 2006 Des hommes se déplacent. Une femme passe… Elle apporte la lumière qui se plaque sur le sol… L’attitude des « passagers » face à cette trace de lumière… III. Série CIRCUIT : en 2006
Elodie Lachaud explore des souvenirs sans nom et sans lien. Elle photographie ses robes q ‘elle abandonne dans la nature. Dans les images des vêtements laissés à leur destin, on est en plein voyage épidermique, dans un mouvement qui se change, qui change sa propre peau…celle de l’artiste et la nôtre aussi. IV. Série PALERMO : en 2005
Elodie Lachaud photographie les halls, les portes, les ascenseurs… Toujours de passage, dans des lieux de passage. 2) Banco di Sicilia Elodie photographie toutes les banques « Banco di Sicilia » de Palerme. 3) Nomades Portraits de famille, couple avec enfants. Au moment du shooting sa fille de 3 ans, ne peut s’empêcher de se glisser à l’intérieur même de l’autre famille … V. Série ICELAND : en 2004
Elodie Lachaud nous transporte, nous perd, nous laisse à notre destin sur cette Islande verglacée, à l'affût du mirage qu'elle seule peut voir. Ces routes, telles des montées du désir, que l'on s'autorise à emprunter pour un voyage intemporel n'appartiennent plus à aucun pays. VI. Série AQUALAND : en 2003
Cette série propose une réflexion sur le rapport à l’eau et à l’enfance. Elodie Lachaud a photographié la première sortie à la piscine des enfants d’une classe de CP. Série pop qui met en scène à la fois le désir et le vertige du premier saut dans l’eau. 2) Bourse de la SCAM. Réalisation un film multimédia avec la série Aqualand VII. Série D’EUX : en 2000 (première exposition photographique)
Exposition à la FNAC des Ternes à Paris, lieu de passage, de flottaison …Dans cette mise en scène, l’image et le mot entrent en jeu pour une danse rythmée de la vision. L’espace comme fiction cinématographique. La nuit au jour le jour…Fiction automobile. Cruising entre le jour et la nuit Entre l’intérieur et l’extérieur… A la limite de… Trafic d’attente… Sur le point de… Souffle blanc L’espace urbain comme épreuve cinématographique Dans un taxi, la nuit, on peut se laisser aller à toutes sortes de vagabondage… Parcours hypothétique, vague… un seul alibi être toujours ailleurs… Protégée derrière l’écran / pare brise… étrange vision du désordre nocturne… et toujours ce compteur qui défile…seul témoin du temps qui passe… …lui, moi, ce feu rouge, cette bavure rouge, la vitre sale, la chaleur, l’universel, les appui têtes amovibles, les taches noires, l’aléatoire, l’intermédiaire, le provisoire, l’incandescent, l’emplacement distinctif du sigle, la symbolique du vert, la verticalité du tarif qui s’affiche, la déclinaison des formes verbales, conjugales, la pose longue, l’ouverture , la générosité simple, l’exode, le blanc qui s’évapore, le plan séquence, l’insertion du vide, la machine à carte, le visa créateur, l’intemporalité, la zone substantielle, le rétroviseur illusoire, l’origine, la densité du cuir, l’adhésif, le résidu, la pellicule, la boite jaune… priorité à la vitesse “Je m’éjecte au bord d’une ligne là où le pare-brise détient l’histoire répétitive d’une image prête à changer au travers d’infiltration “chromobiles”. Je parcours le fragment en fuite d’un mouvement où le temps urbain a déclaré sa propre sortie auto-dynamique et où la fiction se reconnaît comme réalité cinégraphique”. $4.10New York Mai Il aurait dû être là mais il n’a pas voulu venir… Je suis ici pour faire une nouvelle série sur les taxis… alors j’invente des destinations, je définis des itinéraires sans mobile… Tout a beaucoup changé à l’intérieur mais l’atmosphère est toujours la même. La vitre qui nous sépare, crée parfaitement l’intimité. Je ne sais pas trop où regarder, alors je fixe le compteur… $4.10 Je regarde le nom du chauffeur, car je ne le vois pas, même dans le rétroviseur. On parle, on parle beaucoup, c’est comme si cette séparation suppliait la conversation, il me parle de son pays d’origine, de la vie ici… Je décore la mienne… Je n’arrête pas de changer de place, la vitre trouble mon regard… C’est comme deux écrans, deux pare-brises… Je coupe le son du troisième… l’écran publicitaire… Parfois je prends une photo… $4.10 Tout est flou ici… embué… comme l’aquarium de la maison… New York flotte… Je vois le ciel… par intervalle… net… flou… Comme toujours je suis seule alors je décide d’aller encore un peu plus loin… Telle une touriste de passage, bien à l’abri, je scrute la ville et ses agitations… $4.10 Toujours pas d’issue de secours, d’exit… Alors je me laisse bercer… U turn… …jusqu’à la nuit… J’entends l’écho de sa voix, on se parle chacun à soi-même, il y a la radio, les sirènes de police… et j’ai remonté le son de l’écran publicitaire… |
Communiqué de presse0901 - Exposition NY Taxis 08, $4.10 (pdf) 0901 - Exhibition NY Taxis 2008, $4.10 (pdf) Sélection d'oeuvres![]() Edition $4.10 - pièce composée de 5 bandes modulable - Boîte Lumière - 200 x 170 cm (34 x 200 cm par bande) Des vidéos
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